Reportage dans le Parc Naturel Régional du Morvan, en France, sur la gestion et l'exploitation forestières. Travail

réalisé en parallèle de ceux de Stéphane Marcault et Antoine Mermet.
 
Investigation in progress in the Regional Natural Park of Morvan, in France, exploring forest management and exploitation. Work done in parallel with the ones of Stephane Marcault and Antoine Mermet.
Depuis des siècles, la forêt du Morvan est perçue comme une ressource énergétique et économique. Longtemps surexploitée, ce n'est qu'avec l'essor des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) que la forêt a pu se développer. Elle constitue aujourd'hui le Parc Naturel du Morvan.
En majorité constituée de feuillus (chêne, hêtre, charme, ...), la forêt se métamorphose depuis 50 ans, sous les plantations de résineux (pin Douglas notamment, épicéas), plus rentables et adaptés au marché. Ces plantations, en monoculture, ont cependant été ravagées il y a quelques années par des épidémies de scolyte, ce qui a engendré des coupes rases dites "sanitaires", sur plusieurs hectares - et suscité l'indignation de la population.
Aujourd'hui, la perception de la forêt dans le discours politique et économique a évolué : plus qu'une simple ressource, elle est aussi un puits de carbone et de biodiversité. Elle a gagné ses galons écologiques. Elle se doit donc d'être protégée en même temps qu'exploitée.
Cette ambiguïté renferme en son cœur notre perception de la forêt. S'il y a une vision générale qui tend à la considérer comme un bien commun, en droit - dans la loi - la forêt est au contraire une propriété foncière privée. La gestion de la forêt dépend ainsi de la volonté du propriétaire. Un concept acté par le Code Forestier de 1827, presque inchangé à ce jour.
Avec Stéphane Marcault et Antoine Mermet, nous documentons notre découverte de cette réalité dans la forêt du Morvan, en majorité privée. Partant des coupes rases, nous arpentons le territoire et rencontrons ses acteurs économiques pour mieux comprendre ce qu'est, en France, une forêt.


For centuries, the Morvan forest has been seen as an energy and economic resource. Long overexploited, it was only with the rise of fossil fuels (coal, oil, gas) that the forest was able to develop. Today it constitutes the Morvan Natural Park. 
Mostly made up of deciduous trees (oak, beech, hornbeam, etc.), the forest has been transforming over the past 50 years, under plantations of conifers (Douglas pine in particular, spruce), which are more profitable and adapted to the market. These monoculture plantations, however, were devastated a few years ago by bark beetle epidemics, which led to so-called "sanitary" clear-cutting over several hectares - and aroused the indignation of the population. 
Today, the perception of the forest in the political and economic discourse has evolved: more than just a resource, it is also a sink of carbon and biodiversity. She has earned her ecological stripes. It must therefore be protected as well as exploited. 
How does this ambiguity materialize on the scale of a territory like the Morvan Natural Park? 
With Stéphane Marcault and Antoine Mermet, this is what we are trying to answer. My point of view illustrates the one of the economic actors who make a living from the forest today: sawmills, ONF agents, managers, owners, etc.


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